lundi 31 mars 2008

La criminalisation de la demande territoriale mapuche

Voilà quelques années déjà que l’on voit fleurir sur les murs des grands centres urbains du Chili et d’Argentine ainsi que de certaines capitales d’autres pays, des graffitis ayant pour consignes la libération des « prisonniers politiques mapuche[1] ». Régulièrement, les rues de Santiago et celles du chef-lieu de la région de l’Araucanie, Temuco, sont envahies par des centaines, voire des milliers, de manifestants armés de cornes et tambours traditionnels réclamant « terre, justice et liberté pour le peuple Mapuche ! ». Circule sur internet, en format mp3, la chanson du groupe de jeunes mapuche vivant à Santiago, Wechekeche ñi Trawun, scandant « Liberté pour les Mapuche en lutte »…
Dans un ouvrage collectif d’intellectuels mapuches, au titre provocateur de ¡…Escucha winka... ! [2] et publié par LOM, l’une des maisons d’édition les plus prestigieuses du Chili, Sergio Caniuqueo, historien, rappelle que « les prisons d’Angol et Traiguen, hier comme aujourd’hui, continuent à être les centres de concentration des prisonniers politiques mapuche ». Où que l’on soit, il est difficile de ne pas entendre parler des Mapuche, peuple autochtone du cône sud de l’Amérique latine, dont certains dirigeants et membres de communautés sont emprisonnés dans les geôles du sud du Chili, depuis plusieurs années, pour avoir réclamé leurs « terres ancestrales ».
Malgré un certain prestige obtenu au niveau international grâce à l’accession au pouvoir d’une « présidente socialiste » et surtout à ses résultats économiques enviés par les pays voisins, le Chili est convulsionné de part et d’autre par la contestation de différents secteurs de la population – étudiants, lycéens, mineurs, fonctionnaires – tandis que les indices d’inégalité sociale ne cessent d’augmenter. Confronté à la résurgence d’un mouvement autonomiste mapuche aux revendications non seulement foncières, mais également civiques, le Chili éprouve des difficultés à régler sa « dette historique » avec ses peuples originaires.
La plupart des pays qui ont connu ce type de situation d’émancipation postcoloniale sont passés par une étape de « judiciarisation » des demandes des peuples autochtones, consistant en quelque sorte en la réappropriation de l’arme du colonisateur par les colonisés : la loi. Ce processus de « judiciarisation » se caractérise en effet par l’utilisation, voire la réinvention, des différents dispositifs, instruments et stratégies juridiques de la part des autochtones pour obtenir leur droit : c’est ainsi que, par exemple, le Canada a dû restituer des terres aux descendants des Premières Nations qui avaient fait valoir devant les tribunaux nationaux et internationaux des traités signés entre la Couronne britannique et leurs ancêtres, il y a plus de deux siècles.
Dans le cas du Chili, on a pu observer ces dernières années une tendance inverse qui a consisté, en guise de réponse aux demandes indigènes croissantes, à leur nier tout droit politique et à « criminaliser » les différentes manifestations de protestation menées par les communautés et organisations mapuche. La force de la loi, placée sous la tutelle du sacro-saint État de droit, du maintien de l’ordre et du bon « fonctionnement des institutions », a ainsi été utilisée depuis le retour à la démocratie (1990) pour faire face à des demandes dont on s’aperçoit aujourd’hui qu’elles auraient mérité d’être prises au sérieux et traitées politiquement, car elles concernent non seulement les différents groupes autochtones, mais également le peuple chilien dans son ensemble.
S’il est certain que l’appellation de « prisonniers politiques mapuche » est récente – l’apparition de cette dénomination datant, semble-t-il, de 1999 – la violence d’État envers les Mapuche, qu’elle soit symbolique ou physique, et leur emprisonnement arbitraire sont des phénomènes plus anciens. Il suffit de consulter la foisonnante littérature scientifique existant sur l’histoire du Chili et des Mapuche pour constater que la « question indigène » a souvent été abordée en termes de « problème » ou de « conflit », et traitée plus « par la force que par la raison »[3]. L’historien Gabriel Salazar, qui a reçu récemment le prix national d’histoire, résume très bien, dans une réflexion sur les « racines de la violence au Chili », cette relation ambiguë qui s’est instaurée dans les mentalités des chiliens :
L’armée « victorieuse » qui a vaincu les Péruviens par deux fois, qui n’a pas combattu les Argentins et qui a eu des difficultés avec les Espagnols, a été extrêmement « victorieuse » dans son effort pour, comme le disent les historiens classiques, « pacifier » l’Araucanie. Qu’est-ce que signifie « pacifier l’Araucanie » ? Expulser 80% de la population indigène vers le sud ou de l’autre côté de la Cordillère, leur prendre 85% de leurs terres et décimer la population dans des proportions qui n’ont jamais été calculées – car c’est le massacre le plus grand de l’histoire du Chili –, et aujourd’hui le problème mapuche est défini, pour le dire rapidement, comme policier ou même comme de sécurité intérieure. (…) Habituellement les relations avec les peuples indigènes dans ce pays ont été médiatisées par les guerres, et les guerres sont les évènements pratiques, catégoriques, brutaux, qui ont existé. (…) Toute la culture indigène, tout le passé indigène, toute l’identité ancestrale de cette terre, tout ce qui surgit de la culture de la terre nous l’avons situé de l’autre côté de la Frontera, la frontière guerrière du Bio-Bio. Nous ne l’avons pas intégré à notre mémoire comme une partie de notre identité. [4]
L’utilisation réitérée et arbitraire de la Loi antiterroriste – créée sous la dictature de Pinochet afin de réprimer la dissidence –, contre des membres et des dirigeants de communautés, en plein « retour à la démocratie », a permis à un grand nombre de Mapuche de prendre conscience du caractère politique de la violence à laquelle ils étaient soumis. S’il est certain que ce contexte répressif, de lutte contre le terrorisme, est lié à des conjonctures nationales, continentales voire internationales, on doit cependant constater que les Mapuche étaient qualifiés et jugés comme des terroristes avant septembre 2001, ce dernier événement n’ayant fait que renforcer l’impunité dont bénéficiait l’État chilien pour (mal)traiter ceux qu’il considérait comme des « terroristes ».
Parmi les raisons de ce durcissement de la politique répressive de l’État chilien envers le mouvement autonomiste mapuche, il faut aussi tenir compte du fait que ce dernier a opéré depuis le début des années 90, et plus radicalement à partir de 1997, un virage considérable non seulement dans ses revendications, mais également dans ses modes d’actions, résolument plus agressifs. L’échec des politiques publiques et notamment le mépris et l’inapplicabilité de la Loi indigène, la relégation des Mapuche dans la couche la plus pauvre de la population chilienne, le scandale de la construction de la centrale hydroélectrique de Ralco en plein territoire mapuche-pehuenche [5] sont autant de motifs de contestation. C’est en agissant « là où ça fait mal » – c’est-à-dire, en s’attaquant aux exploitations des grandes entreprises forestières, aux grands domaines agricoles aux mains de riches propriétaires cumulant pouvoirs politiques et économiques ou encore aux grands projets promus par l’État chilien et des multinationales – et en ayant recours à des modes de mobilisations sensationnalistes que les Mapuche ont ainsi fait résurgence sur la scène publique et politique chilienne, non sans faire les frais de la violence d’État.
Un rapide décompte estime à plus de 350 personnes, principalement d’origine mapuche, le nombre d’arrestations lors des manifestations mapuche ces 5 dernières années, la plupart ayant été condamnées à des peines allant de la simple prison avec sursis, ou encore l’interdiction de participer à toute manifestation durant l’année pour des délits mineurs tels que « vol de terres » ou « désordre sur la voie publique », jusqu’à des emprisonnements fermes de 10 ans pour des accusations de « terrorisme ». Dans ces différents cas, la Loi antiterroriste (18.234) et celle de sécurité intérieure de l’État (12.927) ont été invoquées une dizaine de fois [6].
La criminalisation passe aussi par la multiplication des interventions policières dans les communautés, se soldant par un grand nombre de blessés, d’enfants maltraités aujourd’hui encore traumatisés, et par la mort d’un jeune Mapuche, Alex Lemun, assassiné en toute impunité par la police chilienne en novembre 2002, lors d’une récupération pacifique de terres. Le phénomène de criminalisation ne s’arrête pas à ces opérations policières tout aussi spectaculaires qu’elles soient, mais se caractérise également par des opérations d’espionnage de dirigeants, d’infiltrations des organisations ainsi que de vols mystérieux d’ordinateurs dans leurs locaux. Cette nouvelle étape de la criminalisation a également été marquée par l’entrée en scène de groupes paramilitaires et de gardes forestiers, scénario que l’on pensait réservé à d’autres temps. Ces derniers sont soupçonnés aujourd’hui d’être les auteurs d’auto-attentats, afin de disqualifier et de faire accuser les dirigeants des communautés les moins dociles, tout en touchant l’argent de l’assurance des plantations incendiées.
Enfin, la criminalisation de la demande territoriale mapuche peut être plus subtile en s’en prenant non seulement aux dirigeants mapuche et à leurs familles mais aussi à tous ceux susceptibles de les soutenir : un avocat a vu son téléphone mis sur écoute, tandis qu’une autre a été accusée d’avoir trop favorisé les personnes qu’elle défendait… Quant au programme de Droit indigène de l’Université de la Frontera de Temuco, il a dû abandonner l’un de ses axes de recherche concernant l’étude de la question de la criminalisation territoriale mapuche [7], sur demande de la direction de l’université soucieuse de ne pas contrarier ses principaux bailleurs de fonds, constitués notamment d’entreprises forestières.
Différents rapports d’organismes internationaux de protection des droits humains et des peuples autochtones (Amnesty International, la Fédération internationale des Droits de l’Homme, le rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales des populations autochtones à l’ONU, Human Rights Watch…) ont fait part de leurs préoccupations face à la situation, obligeant le gouvernement de Ricardo Lagos (2001-2005) puis de Michelle Bachelet à prendre des mesures favorisant les peuples indigènes au Chili.
C’est ainsi qu’un vaste programme de « développement intégral », financé par un prêt contracté auprès de la Banque interaméricaine de développement (BID), a été mis en œuvre au sein de plus de 700 communautés indigènes au Chili, sans pourtant régler les demandes territoriales et politiques, principales sources des conflits actuels. Les dirigeants les plus réticents vis-à-vis de cette politique paternaliste sont souvent ceux qui ont été accusés et emprisonnés, produisant une division symbolique entre le « bon indien » consommateur des politiques de gouvernamentalité néolibérales promues par l’État et les organismes internationaux, et le « mauvais indien », le terroriste, délinquant, mettant en péril non seulement l’État de droit mais également le développement économique de tout le pays. C’est sur la base d’un tel discours fictionnel que le gouvernement chilien a pu depuis une dizaine d’années criminaliser la lutte du peuple mapuche en séparant les bons des mauvais, distribuant les bons points aux plus coopératifs et punissant les plus récalcitrants. Un article publié récemment dans El Mercurio, repris crédulement et traduit en français dans Le petit Journal [8], répète une fois de plus le même refrain et fait planer l’ombre du terrorisme rural sur le sud du pays – menace intérieure provoquée par une minorité, les « mauvais Mapuche », au détriment de la majorité, les « bons Mapuche » –, en parlant d’une « poignée de terroristes encagoulés qui prétend agir au nom de tous ».
Face à une contestation de plus en plus grande de la part des Mapuche, mais aussi des Chiliens et de la communauté internationale, le gouvernement chilien actuel a dû cependant faire quelques concessions, en reconnaissant par exemple l’irrationalité de l’application de Loi antiterroriste envers des dirigeants mapuche, sans pourtant assurer l’annulation des condamnations de ceux qui en ont été victimes et dont les peines de prison ferme ont été alourdies de cinq à dix ans.
On croyait pourtant, à la suite d’une grève de la faim de 65 jours entreprise par quatre prisonniers politiques mapuche durant les mois de mars et avril 2006, que cette situation pourrait s’améliorer. Le gouvernement ainsi que différents parlementaires des partis de la Concertation pour la Démocratie, actuellement au pouvoir, s’étaient engagés à faire voter en urgence des réformes légales favorisant la libération rapide des personnes condamnées à des peines antiterroristes. Au bout de plusieurs mois de débats parlementaires, le cynisme reprit le dessus et lorsque le projet de loi pouvant aboutir à la libération des prisonniers politiques mapuche fut présenté devant le parlement chilien, ce sont les mêmes parlementaires qui s’étaient pourtant engagés quelques mois plus tôt à soutenir l’initiative, qui s’y opposèrent.
Autre preuve de cynisme de la part des gouvernants chiliens, tandis qu’ils appelaient à ne plus appliquer la Loi antiterroriste à l’encontre des militants mapuche, répondant ainsi à la demande des différents organismes de droits humains qui réclamaient des procès justes, les arrestations et les violences policières ont continué dans les communautés, mais cette fois-ci sous le prétexte de la poursuite judiciaire de voleurs de bétail, de récoltes ou de terrains… Dans le cas de la Loi antiterroriste comme de la loi commune, les procédures légales cachent mal l’incapacité du gouvernement chilien à répondre aux attentes du mouvement mapuche, dont il cherche à étouffer les revendications territoriales et politiques en stigmatisant et divisant le monde social indigène.
Alors que la voix des Mapuche a commencé à se faire entendre un peu partout à l’intérieur et à l’extérieur du pays, Michelle Bachelet, ne voulant pas entacher le prestige dont elle bénéficiait au niveau international, s’est empressée d’annoncer ces derniers mois de nouvelles initiatives en faveur du respect des droits des peuples indigènes [9], repositionnant du même coup le Chili dans les traités, accords et législations internationales se référant à cette problématique.
Mais quid des promesses de campagne présidentielle où la candidate Bachelet s’était engagée à ne plus appliquer la Loi antiterroriste contre des dirigeants mapuche, à faire cesser la criminalisation de leurs revendications et à obtenir des réductions de peine pour ceux qui avaient déjà été condamnés ? Depuis sa prise de fonctions, Michelle Bachelet a fait preuve de très peu d’originalité en matière de politique indigène ; elle s’est placée en stricte continuatrice de l’œuvre de son prédécesseur, Ricardo Lagos, quitte à payer les pots cassés comme c’est le cas aujourd’hui.
Fonctionnaires des institutions indigénistes relevés de leurs fonctions [10], scandales de corruptions, maintien de nombreux conflits dans les communautés, faisant parfois l’objet de violences, cuisant revers de l’échec parlementaire de la réforme de la Loi antiterroriste – qui devait permettre la libération prochaine de 8 personnes condamnées pour « terrorisme »–, après la suspension de la grève de la faim : autant de signaux qui révélent les limites des « politiques indigènes » mises en place depuis le retour à la démocratie, et laissent malheureusement présager la pérennisation des conflits avec leur lot de violences et d’injustices.
Cette conjoncture complexe met bien en évidence qu’il faudra plus que des prisons, des promesses et des bonnes intentions pour résoudre un conflit historique et civique soulevant la question importante de la place des peuples autochtones dans les Nations qui les ont colonisées. C’est à cette question que les peuples chilien et mapuche devront aussi essayer de répondre à la lumière d’autres expériences internationales mais surtout en innovant – en réussissant à fonder une citoyenneté de destin à caractère non-excluant, assurant le bien être et le respect de l’identité de chacun dans un pays multiculturel : le Chili.
Article de Fabien Le Bonniec publié dans Dial – Diffusion d’information sur l’Amérique latine – D 2898 – http://www.alterinfos.org/spip.php?article686
En cas de reproduction, mentionner l’auteur, la source (Dial) et l’adresse internet de l’article.
Notes
[1] Les Mapuche rejettent l’usage pluriel du mot mapuche, qu’ils considèrent comme un substantif collectif.
[2] Est winka celui qui n’est pas mapuche.
[3] « Par la raison ou par la force » est la devise du Chili figurant sur le blason des Armes de la République.
[4] Salazar, Gabriel, 1999, “Raíces Históricas de la violencia en Chile”, Revista de Psicología, vol. VIII, n°2, p. 21.
[5] les Pehuenche sont les Mapuche vivant dans la cordillère des Andes dans la VIII° et IX° région, au sud du Chili.
[6] Le recours à ces lois spéciales, outre le fait qu’elles alourdissent les peines, restreint les droits des accusés tout en offrant à l’accusation différents privilèges telle que la possibilité d’utiliser des témoins anonymes.
[7] Pourtant, les avocats de ce programme de droit indigène avaient pris la précaution de montrer une certaine distance avec le sujet, en n’assurant par principe aucune défense d’inculpés et en refusant d’employer la terminologie « prisonniers politiques mapuche », préférant la formule plus consensuelle et redondante de « personnes mapuches arrêtées dans le cadre du conflit territorial mapuche ».
[8] http://www.lepetitjournal.com:80/content/view/9899/1221/.
[9] Michelle Bachelet s’est ainsi engagée ces derniers mois à obtenir une reconnaissance constitutionnelle des peuples autochtones, à ratifier la convention 169 de l’Organisation internationales du travail, à modifier la Loi antiterroriste et à voter en faveur du projet de Déclaration sur les droits des peuples autochtones aux Nations unies.
[10] Le directeur de la Corporation nationale de développement indigène (CONADI), l’instance publique indigéniste, a été remplacé à deux reprises cette année, entraînant chaque fois une restructuration de la direction de cette institution

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jeudi 27 mars 2008


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LA PERVERSION DE LA SENSIBILIDAD





En Londres, ciudad supuestamente civilizada, se ha censurado y retirado de la vía pública un cartel que anunciaba una exposición de Lucas Cranach el Viejo (1472-1553) en la Royal Academy of Arts, nada más prestigioso e intelectual. Un desnudo femenino rechazado por el Metro de Londres porque podía herir determinadas sensibilidades.
Según los moralistas expertos ingleses, el cuerpo desnudo de un ser humano es más hiriente para nuestra sensibilidad que las terribles noticias que nos llegan de Nepal, que las oscuras bombas que explotan en Irak. Un cuerpo femenino es más perverso que las corridas de toros, que a pesar de ser solo el vicio de una minoría en Europa, se permiten y se televisan en pleno horario infantil en España. Ninguna sensibilidad presenta denuncia.
Parece ser más peligroso el cuadro de un cuerpo desnudo, que el de un cuerpo mutilado, hambriento o torturado, uno de esos que muchas ONG utilizan de forma chantajista para que les donemos dinero o apadrinemos un niño. Por un dólar, por un euro al año nuestra sensible conciencia se apacigua.
Podemos ver un cuerpo vestido de soldado pero eso no hiere la sensibilidad de nadie. Podemos ver un cuerpo vestido de naranja en los campos de concentración de Guantánamo, pero eso no molesta más que a Bush y a los suyos y no por la sensibilidad precisamente. Podemos ver cuerpos en guerra, con armas en las manos, cubiertos con pasamontañas, golpeados en el suelo, cuerpos de policías levantando los palos con odio contra inocentes, podemos ver a las víctimas diarias de cualquier atentado, a los políticos mintiendo y encubriendo todo tipo de corrupción… pero no podemos ver una simple obra de arte. No es moral un pecho femenino o un pene masculino, pero sí un AK 47.
Si el póster de la obra de arte fuera un misil nuclear, la reja de una cárcel o el símbolo Nazi del III Raich, la sensibilidad, la moralidad ni siquiera hubiera parpadeado.
Será que nuestro morbo, hambriento, acostumbrado al banquete diario de carne quemada por el Napalm no aguanta la dulzura del arte y la escupe con asco desmedido. ¿Será?
¿Qué es lo que hiere nuestra sensibilidad? ¿Existe un parámetro? ¿No son obscenas la publicidad de los coches de lujo justo al lado de los Homeless que duermen en las calles? esos pobres invisibles que ya no hieren la sensibilidad de nadie. Quizá si Carnach hubiera pintado homeless…A estas alturas, el arte resulta no apto para todos los públicos. Deberíamos prohibir la entrada en los museos a los menores de edad, ya que en ellos hay montones de escenas de desnudos, inmorales y peligrosas. ¡Que se vayan a las corridas de toros!
La democracia obliga a la mitad de la población a vivir bajo las reglas de un gobierno elegido por la otra mitad, ¿por que no extrapolar esos valores al arte? Si son más aquellos que ven la obra con buenos ojos, entonces, aquellos que la ven con ojos lascivos y pecaminosos tendrán que doblegarse y vivir con la voluntad de la mayoría. Que miren para otro lado en vez de obligar a los demás a no poder mirar a ninguno.Será que los políticos y los funcionarios no tienen ojos para las obras de arte. Será que los gobernantes tienen tanta perversión en sus corruptas mentes que ven pornografía en cualquier cosa, y vergüenza, pecado y lujuria en cualquier tipo de desnudo, ya sea del siglo XVI o del XXV. Y pretenden que todos veamos lo mismo, que veamos con sus acelajados ojos. Será que ellos no saben ver más allá, tan cultos y tan elevados, tan poderosos… Les da miedo un cuerpo desnudo. Miremos todos hacia ese lugar al que nunca o casi nunca nos gusta mirar, a nosotros mismos, y quizá la sensibilidad recupere su sensatez. Por alguna razón preferimos no mirar de frente a la verdad.
Si todo esto sigue así, dentro de poco, muy poco, habrá una junta de nuevos dictadores moralistas que mirarán con lupa todo lo que tenga que ser visto y oído por las masas, para dar el visto bueno o que censuren. Serán los que decidan lo que mejor nos conviene a nosotros, los borregos de esta sociedad hipersensible. Un retroceso gigante, un paso atrás en el camino de la libertad, por el que se avanza con pasitos tan cortos.
Los borregos siguen siendo la carne de pastores hambrientos.

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mardi 25 mars 2008

P-FUNK ALL STARS LIVE IN BEVERLY THEATRE IN HOLLYWOOD PART 1




Black bitch, white bitch, flea bite, all scratch, all start to itchin´.
Boy dog, he dog, male dog, pup, all sons of bitches.
Black bitch, white bitch, flea bite, all scratch, all start to itchin´.
Boy dog, he dog, male dog, pup,...and as we fly on y´all
(We come to get down)
We are One Nation Under A Groove tonight, y´all
Ain´t nothin´ but a party.Uh, y´all are gonna be here all night long.
Aw, we got alot shit to do tonight.
Are you all ready to do the dog?




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jeudi 20 mars 2008

FISHBONE-THE PSYCHOTIC FRIENDS NUTTWERX


Everybody is a star
Who can rain and chase the dust away
Everybody wants to shine
We'll come out on a cloudy day'
Tis the sun that loves you round
When the system tries to bring you down
Ever had a shiny night?
You don't need darkness to do what you think is right

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mardi 11 mars 2008

La guerra de la que no se habla en la campaña electoral de EEUU

Noam Chomsky
IAR Noticias/The New York Times Syndicate
No hace mucho tiempo se daba por descontado que la guerra de Irak sería el tema central en la campaña presidencial, como lo fue en las elecciones de mitad de período de 2006. Pero prácticamente ha desaparecido, lo que ha generado cierta perplejidad.
No debiera haberla. "The Wall Street Journal" estuvo cerca de acertar en un artículo de primera plana sobre el supermartes, aquel día de múltiples primarias: "Los temas pasan a segundo plano en la campaña 2008 a medida que los electores se enfocan en la personalidad".
Para ponerlo en forma más precisa, los temas dejan de figurar en primer plano, mientras los candidatos y sus agencias de relaciones públicas se centran en la personalidad. Como de costumbre, los temas pueden ser peligrosos. La teoría demócrata progresista sostiene que la población ("marginales ignorantes y entrometidos") debiera ser "espectadora" y no "partícipe" de la acción, como escribió Walter Lippmann.
Los partícipes están conscientes de que ambos partidos políticos están bien a la derecha de la población y que la opinión pública es consistente a través del tiempo, asunto analizado en el útil estudio "La desconexión de la política exterior", de Benjamin Page y Marshall Bouton. Es importante entonces que la atención sea desviada hacia otra parte.El trabajo concreto del mundo es dominio de un liderazgo iluminado. Y ello se revela más en la práctica que en las palabras. El Presidente Wilson, por ejemplo, sostuvo que se debía empoderar a una elite de caballeros de "altos ideales" para preservar la "estabilidad y la corrección", esencialmente en la perspectiva de los Padres Fundadores (de Estados Unidos). En años más recientes, esos caballeros se han transmutado en la "elite tecnocrática", "intelectuales de acción", los neocons "straussianos" de Bush II y otras configuraciones. Para esta vanguardia, las razones para que Irak sea sacado de la pantalla de radar no debieran ser oscuras.
Fueron convincentemente explicadas por el distinguido historiador Arthur M. Schlensinger, articulando la posición de los "palomas" hace 40 años, cuando la invasión de Estados Unidos a Vietnam estaba en su cuarto año y Washington se preparaba para sumar otros 100 mil efectivos militares a los 175 mil que ya estaban haciendo añicos Vietnam del Sur. Por entonces, la invasión suponía arduos costos, por lo que Schlesinger y otros liberales de la línea Kennedy eran reacios a pasar de halcones a palomas.
En 1966, Schlesinger escribió que "todos oramos" porque los halcones tengan la razón al pensar que el incremento militar del momento podrá "eliminar la resistencia" y, si lo hace, "todos podríamos estar saludando la sabiduría y la capacidad estadista del Gobierno" al obtener la victoria, dejando al mismo tiempo al "trágico país hecho polvo y devastado por los bombardeos, arrasado por el napalm, convertido en una tierra baldía por la defoliación química, una tierra en ruinas", con su "tejido político e institucional" pulverizado. Pero la escalada probablemente no tendrá éxito y resultará demasiado costosa para nosotros, por lo que tal vez habría que repensar la estrategia. A medida que los costos para comenzaron a elevarse severamente, pronto ocurrió que todos habían sido "fuertes opositores a la guerra".El razonamiento de la elite y las actitudes que lo acompañan conllevan hoy pocos cambios. Y a pesar de que las críticas a la guerra de Irak son mucho mayores y extendidas que en el caso de Vietnam en cualquier etapa comparable, los principios que articuló Schlesinger siguen vigentes. Y él mismo ha tomado una posición muy diferente ante la invasión de Irak. Cuando las bombas comenzaron a caer sobre Bagdad escribió que las políticas de Bush son "alarmantemente similares a la política que aplicó el Japón imperial en Pearl Harbor, en un fecha que, como dijo un anterior Presidente estadounidense, perdurará en la infamia.
Franklin D. Roosevelt tenía razón, pero hoy somos nosotros los que vivimos en la infamia". Que Irak es "una tierra en ruinas" no está en cuestión. Recientemente la agencia británica Oxford Research Business actualizó su estimación de muertes adicionales causadas por la guerra en 1,03 millones, excluyendo a Karbala y Anbar, dos de las peores regiones. Sea correcta esa estimación, o exagerada, según algunos, no hay duda de que el balance es horrendo. Varios millones de personas se encuentran internamente desplazadas.
Gracias a la generosidad de Jordania y Siria, los millones de refugiados que huyen del colapso de Irak, incluyendo a la mayoría profesional, no han sido simplemente exterminados. Pero esa acogida se debilita porque Jordania y Siria no reciben ningún apoyo significativo por parte de los autores de los crímenes en Washington y Londres; la idea de que ellos puedan admitir esas víctimas, más allá de casos puntuales, es demasiado estrafalaria para ser considerada. La guerra sectaria ha devastado a Irak. Bagdad y otras áreas han sido sometidas a una limpieza étnica brutal y dejadas en manos de señores de la guerra y milicias, la primera carta de la actual estrategia de contrainsurgencia desarrollada por el general Petraeus.
Uno de los más informados periodistas que se han adentrado en la chocante tragedia, Nir Rosen, publicó recientemente un epitafio, "La muerte de Irak", en "Current History". Escribe Rosen: "Irak ha sido asesinado, para nunca más levantarse. La ocupación estadounidense ha sido más desastrosa que la de los mongoles, que saquearon Bagdad en el siglo XIII", percepción común de los iraquíes. "Sólo los tontos hablan ahora de ‘soluciones’. No hay solución. La única esperanza es que tal vez el daño pueda limitarse".Independiente a la catástrofe, Irak sigue siendo un tema marginal en la campaña presidencial. Eso es natural, dado el espectro halcón-paloma de la opinión elitista. Las palomas liberales adhieren a su razonamiento y actitudes tradicionales, rezando por que los halcones tengan la razón, EEUU obtenga una victoria e imponga "estabilidad", palabra código para la subordinación a la voluntad de Washington.
Los halcones son alentados y las palomas silenciadas con entusiastas informes sobre menores bajas tras el incremento de tropas. En diciembre, el Pentágono difundió "buenas noticias" sobre Irak: un estudio mostraba que los iraquíes tienen "opiniones mezcladas", por lo que la reconciliación debería ser posible. Las opiniones eran dos. Primero, que la invasión de EEUU es la causa de la violencia sectaria que ha hecho trizas a Irak. Segundo, que los invasores debieran retirarse.
Unas pocas semanas después del informe del Pentágono, el experto militar en Irak de "The New York Times", Michael R. Gordon, escribió un análisis razonado sobre las opciones respecto a Irak que enfrentan los candidatos presidenciales. Hay una voz que falta en el debate: la de los iraquíes. Más bien, no es digna de mencionar.
Y parece que a nadie le importa. Eso tiene sentido en la habitual presunción tácita de casi todos los discursos sobre política internacional: somos dueños del mundo, ¿qué importa entonces lo que otros piensen? Son "no-personas", por tomar prestado el término usado por el historiador británico Mark Curtis en su trabajo sobre los crímenes imperiales de Gran Bretaña. Por rutina, los estadounidenses se unen a los iraquíes en ser no-personas. Tampoco sus preferencias brindan opciones.

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jeudi 28 février 2008

ISRAEL EN AMERICA LATINA

Nadie imaginó, hace 60 años, que el Estado de Israel, cuyo pueblo soñó durante siglos con el “derecho a existir”, acabaría negándoselo a sus primos hermanos palestinos. Nadie imaginó que los jefes políticos del pueblo elegido acabarían promoviendo el terrorismo internacional, junto con Estados Unidos.
En la industria bélica israelí trabaja la cuarta parte de la población económicamente activa. ¿Quiénes son sus clientes? No quienes también sueñan con su “derecho a existir”, sino los regímenes que realizan negocios suculentos, ajustándose a las reglas del “libre mercado”. Money, money, money.
A inicios de mes trascendió que Colombia comprará a Israel 24 aviones supersónicos “renovados” del tipo “cachorro de león” ( Kfir , en hebreo), que los agentes del Mossad contribuyeron a diseñar robándose los planos del Mirage francés, así como también copiaron el tanque Merkava del inglés Chieftain, y el fusil Galil del soviético AK.
Fuera de transacciones comerciales y pormenores técnicos, se agradece la honestidad de Juan Manuel Santos, ministro de Defensa de Colombia: “Se piensa en el conflicto armado interno, no en los vecinos”. O sea: en los vecinos. O sea: en Venezuela. Pero a ver… ¿no dijo Shakira que los colombianos “están-cansados-de-la-guerra”? Apresúrese a palomear “sí”, “no”, “no sé”, “me da igual”, porque el sátrapa Álvaro Uribe Vélez va por la tercera relección, y con los gringos se las trae.
Los intereses armamentistas de Israel en América Latina cuentan ya con larga experiencia. Allí donde hay huevos de la serpiente, sus mercaderes se hacen presentes para mimarla, orientarla, entrenarla, y venderle… “seguridad”. Empezaron con sigilo al inicio del decenio de 1970, cuando aún existían gobiernos que creían en el derecho internacional.
En rigor, la cooperación estratégica Washington-Tel Aviv en América Latina data de 1962, cuando el gobierno de Kennedy incorporó a los “Cuerpos de Paz” técnicos sionistas para divulgar el cooperativismo agrario como forma de guerra sicológica en un continente atraído por la revolución cubana.
Tras el golpe de Estado en Chile (11 de septiembre de 1973), Israel vendió a Pinochet misiles aire-aire Shafir, mientras instructores israelíes aterrizaban en Santiago y oficiales chilenos poblaban las academias militares israelíes. Israel y el régimen racista de Sudáfrica eran para entonces los países más amigos de Chile.
La vieja doctrina exterior de Abba Eban (ex ministro israelí de Asuntos Exteriores, 1915-2002), dividir el espectro mundial entre amigos de Israel y amigos de los árabes, fue sustituida por Ariel Sharon, sumándose a la doctrina del Pentágono.
“El esfuerzo militar de Israel –enfatizaba Sharon– es el principal en todos los órdenes y debe ser enfocado en la perspectiva del conflicto global entre el mundo comunista y el Occidente de capitalismo libre, sosteniendo por las armas la causa occidental en cualquier rincón del mundo.”
Luego, el preámbulo y el primer punto del acuerdo de cooperación estratégica suscritos por Ronald Reagan y Menajem Beguin auspició las “operaciones conjuntas más allá de la zona del Mediterráneo”.
El punto tres del acuerdo estipulaba la “cooperación estrecha en la orientación de la asistencia militar en todo el tercer mundo”. Y para el caso, Sharon contrató al estadunidense Arie Granger para efectuar un profundo estudio de marketing de armamentos en América Latina.
Según un editorial de The Guardian (27/8/82) y Le Monde Diplomatique (octubre de 1982), ambos firmados por el analista Ignacio Klich, Israel aspiraba a “…convertirse en el mandatario de Estados Unidos en América Central, el Caribe, África del Sur y Taiwán, pues por razones políticas Washington no puede brindar toda la asistencia militar requerida por los regímenes amigos”.
Recordemos el caso del mexicano Marcos Katz, representante oficial de las industrias aeronáuticas israelíes en México y América Central. En julio de 1977, Katz se vio en dificultades cuando el diario Haaretz de Tel Aviv lo señaló como el contratista de un avión de transporte argentino decomisado en el aeropuerto de Siwell, Barbados. El avión transportaba 26 toneladas de armas y municiones vendidas por Israel a Guatemala y embarcadas por Katz en Portugal.
El gobierno de Bridgetown presentó una protesta al gobierno israelí. “Las armas –observó– serán destinadas al país centroamericano debido ‘al problema con Belice’ (por el cual Guatemala reclamaba soberanía).”
Comedidamente, Tel Aviv “demostró” que el avión que las transportó no salió de Israel. ¿Y Katz? Olvídese. En 1976, el caballero había donado 50 mil dólares a la Universidad Religiosa Israelí Bar Ilan para consagrar una cátedra a nombre de sus progenitores, y Tel Aviv dio por cerrado el asunto.
En 1978, tras la suspensión de la ayuda militar yanqui a Guatemala por la violación sistemática de los derechos humanos, Israel se apiadó del régimen genocida y le vendió 11 aviones Arawa, 10 blindados RBY-MK, 15 mil fusiles Galil, morteros de 81 mm, bazucas, lanzagranadas, tres guardacostas Dabier, un sistema de transmisiones tácticas, un circuito de radares y 120 toneladas de municiones.
En una sesión del Tribunal Permanente de los Pueblos (Madrid, 1983), el ex secretario de prensa del Ministerio del Interior de Guatemala, Elías Barahona, declaró que desde 1977 Israel era “… el principal asociado de Estados Unidos para su estrategia militar en América Central”.
Barahona había sido testigo de excepción de la matanza cometida por el ejército guatemalteco contra un grupo de refugiados en la embajada de España el 31 de enero de 1980, hecho en el que perdieron la vida varios familiares de Rigoberta Menchú, premio Nobel de la Paz.
El desprestigio del genocida que presidía entonces el país centroamericano, el general Fernando Lucas García (1978-82), llevó a que la CIA y el Mossad buscasen al hombre “idóneo”. Por obvias razones comerciales, los israelíes eligieron al general Efraín Ríos Montt, oficial de la fuerza aérea, quien en marzo de 1982 dio un golpe de Estado y puso manos a la obra.
El programa de Ríos Montt se llamó Fusiles y Frijoles, táctica contrainsurgente que arrojó resultados macabros. Se trataba de concentrar el campesinado en “campamentos modelo” con el fin de aislar la base social de la guerrilla. Los campamentos se convirtieron en centros de exterminio masivo, y hasta hoy se siguen descubriendo las fosas comunes en las que fueron arrojadas miles de víctimas.
La asistencia israelí consistía en “modificar el patrón de población y actividad laboral”, eufemismo encubierto en el insólito término “palestinización”. Simultáneamente, en el departamento selvático de Alta Verapaz, Tadiran Israel Electronics montaba una fábrica de municiones, subametralladoras Uzi y fusiles Galil.
Por su lado, la Tagle Military Gear Overseas, con matriz en Tel Aviv, instaló una filial en el hotel Cortijo Reforma de la ciudad de Guatemala. Negocio que conllevaba sus riesgos. La guerrilla salvadoreña mató al importador de armas y cónsul honorario israelí Ernesto Liebes, señalado “criminal de guerra por el asesinato de miles de civiles salvadoreños”.
Las zonas asoladas por el etnocidio guatemalteco tuvieron lugar en el norte del país, rico en petróleo, uranio, cobre, cobalto, níquel, cromo, magnesio y asbesto, minerales críticos de gran demanda en Estados Unidos. La inserción israelí en la zona funcionó en el marco del resguardo estratégico de Washington en el “triángulo Guatemala/ El Salvador/ Honduras”.
El relevo de Israel para cubrir las espaldas de Washington en América Central estaba asegurado desde 1975. Por ejemplo, hasta 10 días antes de la caída de Anastasio Somoza (julio de 1979), Israel no dejó de contribuir al desangre del pueblo nicaragüense.
A finales de 1982, el ministro de Defensa de Israel, Ariel Sharon, apareció en Honduras acompañado por el general David Ivry, comandante en jefe de la fuerza aérea. Según el diario Tediot Anaronot , de Tel Aviv, Sharon ofreció a Honduras 12 aviones Kfir, instalaciones de radar y 50 asesores militares y especialistas en seguridad. Por su lado, el Central America Report informaba que Honduras contaba con un centenar de expertos israelíes de contrainsurgencia, otros tantos en El Salvador, y 300 más en Guatemala. Según la agencia de noticias italiana Ansa, luego de arrasar Beirut Israel ofreció al gobierno de Honduras y Costa Rica armamento capturado a la Organización para la Liberación de Palestina (OLP)… gratis.
El 20 de julio de 1983, el New York Times publicó un informe secreto del ejército de Estados Unidos revelando que tales armas eran traspasadas a la contra nicaragüense. Con todo, 25 por ciento del armamento de los contras era de procedencia oficial israelí.
En El Salvador, el National Catholic Reporter dio cuenta de un informe de la venta que Israel hizo al gobierno de 25 aviones Arava, 19 Dassault Ouragan y seis Super-Mystere. Tel Aviv le venía entregando a la dictadura salvadoreña 21 millones de dólares anuales. Pero en 1983 el ministro de Relaciones Exteriores, Izthak Shamir, declaró la intención de elevar la ayuda militar a 81 millones de dólares.
Años más tarde, la cadena de televisión ABC News reveló que entre 1983 y 1986 agentes israelíes y estadunidenses proporcionaban a la contra nicaragüense armas que compraban en Polonia y Checoslovaquia, con fondos de la CIA reservados para operaciones secretas (Afp, Washington, 8/4/89).
Las armas se lanzaban con paracaídas en El Salvador y Costa Rica, tras haber sido transportadas a Panamá, vía Yugoslavia y Bolivia. “Sólo la CIA y los israelíes pueden regalarle a uno esto”, declaró a la revista Newsweek Edén Pastora, líder de los mercenarios nicaragüenses, tras recibir 500 fusiles automáticos.
En Panamá, los intermediarios de la CIA eran el cubano Félix Rodríguez (uno de los asesinos del Che Guevara) y el israelí Mike Harari, asesor del general Manuel Antonio Noriega cuando éste aún colaboraba con la CIA. ABC News añadió que los aviones se trasladaban luego a Estados Unidos, con droga cargada en Colombia y Panamá.

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mercredi 27 février 2008

OUTKAST- MORRIS BROWN

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COMMON - FREESTYLE

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mardi 26 février 2008

DUO LIVE feat. TALIB KWELI - CAUGHT UP

heeeeeeelllllll yeahhhhhhhh!

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lundi 25 février 2008

ERYKAH BADU- NEW AMERYKAH


so tell me Slim what you wanna dowhen you know i'm in love wit you
everytime that i turn around
look for you but you cant be found
fly free baby fine wit me
i'm in love wit a bumble beeooh Slim , boy you killing me but you soo sweet ta me
oww

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AKROBATIK-ABSOLUTE VALUE

I must initiate, lyrical inertia
The type that'll coerce ya, to elevate your shit
I devestate your situation, build and destroy
When it comes to Satan, I kill and enjoy
I chill and employ the tactics,of stretchin MC's minds like prophylactics
Turn methods of meaning intergalactic
Right now, they think too locally
So when they grab the steel they tend to bullshit vocally
Old school like rotary phones and roto-rooterbut still I got the vision for the future (aight?)
Yo, I shoot to fill heads dreads or otherwise
Check it as this brother rise over these other guyswho smother lies all in your face - FUCK DAT!
I'm bringin skills back to where the previous sucked at
No time for slackin durin the verbal slaughter
The sharks swim the other way when I'm in the water

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dimanche 24 février 2008

SWOLLEN MEMBERS-BLACK MAGIC


Welcome to the darkside
With (??) counter-clockwise
You lookin' through the glass from the outside
Be safe when you come in
Cause death'll leave ya mouth wide
Soul, legs and the body
Spirit from me now, rise
I arrive to take lives and tell lives
I'm wanted dead or alive, cause when the needle cries
In your bloodstream
I'm the one drivin' this lush dream
Overdose an eye on you, so, don't ever trust me
BOOM!

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dimanche 3 février 2008

ROOTS MANUVA- AWFULLY DEEP

escucha ....

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vendredi 1 février 2008

NTM- SUPREME NTM (1998)

Fixe fixe l'avenir auquel tu te risques Fixe fixe tous les noms sur la liste De ceux qui sont tombés avant leur 20ème année N'ayant su gérer ce que la vie leur à donné Trop immature, ça, sound boy tu l'es c'est sûr Trop immature tu gères pas quand t'es biturePut down tha gun Put down tha gun Put down tha gun says Jaguar Gorgone

Boom boom bang bad boy pose ton gun!!

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jeudi 31 janvier 2008

RASCO- THE BIRTH

Yo, no where to be found, these clowns They bitch made, I'm the switchblade Talkin' that shit, you get split We double headed, never forget it, the non-dreaded Let's spread it on the ground, minus the head and crown First round, ridiculous sound gettin' down Comin' to ya spot, runnin' you outta the town Profound tag team, shatterin' hopes and dreams Be on your insides, ready to rip the seamsStraight from the stich, some brothers can act bitch Broke ass niggas pretendin' to be richCan't rhyme a damn lick, but still be on the mic They don't want the beef, but still we gotta strike So put the track on, I'm rippin' the Bat ????And call up your friends, I'll bring you the Bat Phone Ain't no team better than As' and Rasco We blood brothers here to enhance the cash flow, yo

NAA MA'

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FONKY FAMILY- SI DIEU VEUT

Les mains sales à cause de l'argent sale
Les maries curies tout neufs tentent Les morfales
Le monde sur-mesure existe dans un coin du cerveau
Sur les nerfs on est né, on reste 9h du mat'
Pet au bec Au lieu de se prendre la tête Sur les macs on décompresse, on mate Les gens nous matent A coup de marteaux on casse les briques des squatts Pour le fun Le jour part la nuit vientLes potes sortent Question de pognon Certains naissent pleinsLes gars que je cotoie chassent pour être pleins Figure-toi A part des arbres, crâmés Centres socials damnésLes calumet s'allument et je fume Rien de spécial la routine Mais toujours pas le compte plein de dans le regard On évite les coups foireux de flics, mec Fais gaffe au fourgon Planque ton automatique On fait partie du même camps Les jaloux, ça me stimule Au fait je reste une crapule Les amis devenus voyous voyagent de cellules en cellules Les solutions d’une vie bien Pas le temps de savoir Laisse-moi avoir du blé On en reparle un soir




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MOS DEF- THE NEW DANGER



hate player!!

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lundi 21 janvier 2008

UN NARCO RECORRE EUROPA

Por Miguel Suarez.


Buscando contrarrestar la propuesta del presidente de la Republica Bolivariana de Venezuela, de reconocer la beligerancia a las guerrillas colombianas, el jefe mafioso Álvaro Uribe Vélez a comenzado una gira por Europa que lo llevara el día lunes a Francia, martes a Bélgica, miércoles a España y jueves a Suiza.
Con su acostumbrado mentiroso discurso dirá que Colombia, es una democracia agredida por narcotraficantes y terroristas y que el presidente Chávez es ahora un aliado de estos.
En alguna ocasión, un embajador de los Estados Unidos en Bogota, califico a esa democracia de la oligarquía colombiana como una ”narcodemocracia” y mirando muy rápidamente la historia de Uribe, debemos decir que el tipo sabia porque lo decía.
Son innumerables las denuncias y relaciones de Uribe Vélez, con el narcotráfico, pero la mas contundente es una lista del gobierno de los Estados Unidos, donde figura en el puesto 82 en una lista de narcotraficantes donde comparte “honores” con Pablo Escobar y Gonzalo Rodríguez Gacha.
La presentadora de televisión y compañera del narcotraficante Pablo Escobar Gaviria, Virginia Vallejo, la “diva” como es llamada por los medios de desinformación en Colombia cuanta en su libro "Amando a Pablo, odiando a Escobar", en la pagina página 11, que "Pablo me presenta al ex alcalde de Medellín (Uribe), cuya madre es prima del padre de los Ochoa; éste lo llama el 'Doctor Varito' ".
Álvaro Uribe Vélez fue nombrado por el finado expresidente Turbay como director del Departamento Administrativo de la Aeronáutica Civil y este nombró como subdirector de la misma a César Villegas, quien después fue sentenciado a 5 años de prisión por sus vínculos con el cartel de Cali. Villegas fue asesinado el 4 de marzo del 2002, en Bogotá, luego de aportar dineros a la campaña presidencial de Uribe Vélez.
Según la “Diva” Pablo Escobar le habría confesado que "tiene al tipo clave en la Dirección de la Aeronáutica Civil, un muchacho joven hijo de uno de los primeros narcos (...) un tipo Uribes (sic) primo de los Ochoa (...) Álvaro Uribe, me parece".
Álvaro Uribe Vélez, es hijo de Laura Vélez Ochoa, fue concejal de Salgar, Antioquia, y tiene relación sanguínea por parte de su madre con el conocido “Clan de los Ochoa” grupo de narcotraficantes que sobresalieron por sus sanguinarias acciones.
Según el libro los "Jinetes de la Cocaína" del autor Fabio Castillo periodista de El Espectador, publicado por editorial Planeta en 1987, Alberto Uribe Sierra, padre de Álvaro Uribe Vélez, fue un reconocido narcotraficante, vinculado con el “Clan de los Ochoa”, gestores en 1981 del grupo paramilitar conocido como Muerte a Secuestradores - MAS.
Alberto Uribe Sierra, fue detenido con fines de extradición a los Estados Unidos en 1982, pero gracias a las manipulaciones de Álvaro Uribe a través de Jesús Aristizabal Guevara, entonces Secretario de Gobierno de Medellín, logró que lo pusieran en libertad. Uribe Sierra murió en un enfrentamiento armado entre paramilitares y guerrilleros de las FARC, el 14 de junio de 1983.
Al entierro del hacendado, según el periodista Fabio Castillo, asistió el entonces presidente de la República, Belisario Betancourt Cuartas, y buena parte de la crema y nata de la sociedad antioqueña, en medio de veladas protestas de quienes conocían los vínculos de Uribe Sierra con la ”cocaína”.
Algún tiempo después el helicóptero Huges 500 de matrícula colombiana HK 2704X de propiedad del Padre de Álvaro Uribe, que por herencia había pasado a la familia Uribe, fue encontrado en el laboratorio mas grande de cocaína descubierto en Colombia, llamado “Tranquilandia”, hoy sin presentar documentos que lo certifiquen dice Uribe que ellos habían vendido el aparatito
En mayo del 2006 el reportero de El Nuevo Herald, Gerardo Reyes, escribió un articulo sobre un caso en el que Uribe fue ligado a un proceso de contrabando de una avioneta en 1983, episodio del que Álvaro Uribe Vélez dijo que no recordaba nada.
El diario Nuevo Herald, publicó hace unos dos meses un video grabado en octubre del 2001, en puerto Berrio, donde en el mismo lugar donde días antes el narcotraficante ”Ernesto Báez”, ”graduaba” a varios de sus asesinos como comisarios políticos, Álvaro Uribe tuvo una reunión cerrada donde participaron 7 de los asesinos “graduados” por ”Báez”. En el video se muestra a Uribe conversando con los asistentes y dándole un apretón de manos a Fremio Sánchez Carreño, alias "comandante Esteban", un jefe paramilitar.
Con mas de 60 congresistas todos Uribistas en líos con la Corte Suprema de Justicia incluido su primo Mario Uribe, Uribe pronuncio en diciembre del 2006, al instalar el Sexagésimo Sexto Congreso Nacional de Cafeteros, lo que puede ser la frase que define su gobierno ”Voy a pedir a los congresistas que nos apoyan, que mientras no estén en la cárcel, voten (los proyectos del Gobierno)” (1).
Allí se ve prácticamente la esencia del terrorismo de estado donde congresistas, que organizan masacres mientras aprueban los antipopulares, como el senador Álvaro García, vinculaba en la masacre de 15 personas en Macayepo (2), son llamados por un presidente con graves denuncias de vínculos con la mafia a aprobar sus torcidas leyes.
Los medios de desinformación, a la cabeza de los cuales se halla el medio de desinformación de la familias Santos,Casa Editorial el Tiempo, del cual tres de sus miembros hacen parte del gobierno de Álvaro Uribe Vélez, Franciscos Santos, vicepresidente, Juan Manuel Santos, ministro de guerra y Juan Lozano Ramírez, ministro de Ambiente, Vivienda y Desarrollo Territorial, han montado un andamiaje mediatico para mostrar a Uribe como un presidente querido por los Colombianos, que con unos cuatro millones de desplazados, mas de 62 exiliados políticos, unos 33 millones de pobres, cientos de miles de colombianos perdiéndo sus viviendas a manos de los bancos, cuyos dueños han aumentados sus fortunas mas de tres veces durante el gobierno de Uribe, dizque es respaldado por el pueblo en un 70 %, presentando al pueblo colombianos como un pueblo masoquista que alaba a sus torturadores.
Rodeado de una lista interminable de hombre con denunciados nexos con paramilitares y narcotraficantes como el asesor presidencial José Obdulio Gaviria, primo de Pablo Escobar, de Juan Manuel, quien se reunión con los narcoparamiltares para solicitar apoyo para derrocar al expresidente Samper, de Francisco Santos, el vicepresidente que según Salvatore Mancuso, es el creador intelectual de los paramilitares en Bogota, el presidente Uribe y su entorno en base a burdos montajes señala a la guerrilla colombiana como narcotraficante y terroristas.
Casos hay muchos, cientos, uno de ellos se dio en el 2002, al momento de tomar posesión como presidente Álvaro Uribe, en un barrio cercano conocido como el cartucho estallaron varias bombas, hubo una veintena de muertos de los llamados “desechables” (pordioseros), algunos ladrillos del capitolio en el lugar se celebraba el acto de posesión sé cayeron, Uribe y sus medios salieron enseguida, al minuto y sin que como medie alguna investigación y achacaron el hecho a las Farc-EP, a la que hicieron responsable de la muerte de los pordioseros.
Fueron horas y horas escuchando de lo desalmado de esta organización. La verdad, era un falso positivo del ejercito y la prensa guardo el mas descarado silencio, con el agravante que aun siguen tomando estos hechos, todos ellos realizados con participación estatal, como una muestra del “criminal accionar de la guerrilla y su perdida de horizonte político”.
Quien quiera escuchar la versión real de lo que paso, no es sino que vaya a la Plaza de Bolívar, que los habitantes del cartucho, sector donde ocurrió la masacre, que por allí merodean les pueden contar la verdadera historia con lujo de detalles.
Otro caso fue el del “Collar Bomba”, los medios de desinformación martillaron durante días la versión oficial de lo desalmado de la guerrilla al colocarle una bomba a una pobre señora cuya familia se negaba a pagar una extorsión. Al final de la película y muy en baja voz, se supo que no eran las Farc y que la banda de extorsionistas estaba compuesta entre otros, por policías.
Igual sucedió con el Club en Nogal, sede de los amigos mafiosos de Uribe, que fue derruido por un carro bomba. Al minuto y sin que medie investigación Uribe, su sequito y los medios al servicio de la guerra dijeron que eran las Farc los autores del hecho.
Han pasado casi seis años y lo único cierto es que hasta hoy no han presentado las pruebas, ni su torcida sistema judicial a logrado demostrar la participación de las Farc en el atentado, es mas todos los indicios señalan a los “muchachos” de Álvaro Uribe Vélez.
Bajo burdos montajes, han comenzado una campaña internacional que al igual que hacen en Colombia con la oposición, por medio del terror pretenden acallar organizaciones solidarias con el pueblo colombiano.
La lista de o­nGs que han buscado acallar sigue creciendo, entre ellas están la Asociación Jaime Pardo Leal, Radio Café Stéreo, Anncol, Colombia Nätverket, Justice For Colombia, “Rebelión” (OPROR),"Fighters and Lovers" (Guerreros y Amantes), Associazione Nuova Colombia, Arlac, etc, etc.
Si esto sucede con las organizaciones de Colombianos en el exterior las historias de la persecución la interior del país son innumerables, el decir de ellos que son organizaciones de fachada de la guerrilla.
El Polo Democrático Alternativo (PDA), ha sido objeto de innumerables agresiones verbales que en Colombia se traducen en ordenes de disparar. El mismo presidente Uribe, quien pregona que en Colombia hay una democracia profunda, ha señalado a los dirigentes del PDA, de guerrilleros de civil.
La lista de guerrilleros según Uribe esta encabezada por el presidente de PDA, Carlos Gaviria, Carlos Lozano, le periodistas mas amenazado de Colombia y el ultimo en ser incluido es al actual alcalde de Bogota, Samuel Moreno, etc, etc.
Hablando del canje de prisioneros de ambos bandos, hay que decir que debemos partir por entender que en Colombia existe un conflicto social y armado donde dos ejércitos se enfrentan diariamente cayendo en combate combatientes de ambos bandos así como se producen retenidos y que hasta tanto no se solucione este conflicto seguirán habiendo prisioneros y muertos de ambos bandos.
Usando un español torcido, la oligarquía colombiana que negaba la existencia del conflicto hoy lo acepta para favorecer a los narcotraficantes como Salvatores Mancuso, Don Berna y Adolfo Baez.
En las mazmorras de la oligarquía colombiana, existen centenares de guerrilleros, prisioneros del estado que son presentado bajo otros términos para desvirtuar el conflicto y su accionar político.
Luego de la designación de muchos ”facilitadores” para el canje, como Carlos Lozano, Álvaro Leiva, la Iglesia, Países Amigos (Francia, España y Suiza), los mismo familiares, etc, que cuando hicieron alguna propuesta positiva fueron desautorizado, Uribe nombro a la senadora Piedad Córdoba quien a su vez logro que el presidente de la republica Bolivariana de Venezuela se interesara en el tema logrando este una avalancha de apoyos a un canje y que termino como todos conocemos.
Este es un corto historial del delincuente que se paseara por Europa, haciéndose pasar como una persona honorable gritara desesperado que los guerrilleros son narcotraficantes escondiendo su pasado mafioso y sanguinario.
La gira de Uribe es una gira abiertamente antibolivariana, contra el presidente Chávez y busca, bajo los lineamientos imperiales, aislar al presidente Chávez y al proceso bolivariano así como a mantener el status de terroristas a los grupos guerrilleros colombianos.
A los colombianos y a los solidarios con las luchas del pueblo colombiano en los países visitados por el narcoparamilitar Álvaro Uribe Vélez los llamados a realizar manifestaciones de rechazo a Uribe y sus narcotraficantes, a respaldar al Presidente Chávez y a exigir una salida negociado al conflicto social y armado que vive Colombia.

* Director de Radio café Stereo
web: www.ajpl.nu/radio

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CASTRO INCULPADO............

El General Guillermo Castro, quien además es actualmente comandante de la Segunda División del Ejército con asiento en la Región Metropolitana (Santiago), declaró en calidad de inculpado por los crímenes cometidos en la localidad de Paine, hechos ocurridos días posteriores al golpe de Estado, en donde además se encuentran involucrados varios latifundistas de la zona.El ministro de la Corte de Apelaciones de San Miguel, Héctor Solís, interrogó ellunes en calidad de inculpado por los crímenes de Paine, al comandante de la segunda división del Ejército de la Región Metropolitana y juez militar de Santiago, general activo Guillermo Castro Muñoz.De acuerdo a informaciones emanadas de los Tribunales de Justicia, al menos habrían dos militares que acusaron a Castro en relación al episodio de Paine, en el cual entre septiembre y octubre de 1973 efectivos de la Escuela de Infantería de San Bernardo y civiles asesinaron a 29 campesinos de esa localidad al sur de Santiago.El interrogatorio al general Castro fue producto de una solicitud que hizo al juez Solís al abogado Luciano Foullioux, quien representa en esta causa a la abogada Pamela Pereira. El padre de esta abogada se encuentra entre las víctimas cuyos cuerpos fueron escondidos en una quebrada y luego desenterrados en 1978 y lanzados al mar, por la jauría militar.Durante cuatro horas declaró además ante el juez Héctor Solís el prefecto (R) de la Policía de Investigaciones Rafael Castillo. El ex jefe del crimen organizado fue consultado para que ratificara las investigaciones policiales que le correspondió súper vigilar, y que dicen relación con la vinculación del general Castro en este episodio. Este criminal tenía el grado de teniente o capitán a 1973 cuando sucedieron los hechos.El ex funcionario de la policía civil también fue careado con el coronel (R) Andrés Magaña Bau, quien es uno de los procesados como coautor material de asesinar a los campesinos. Magaña comandaba el grupo de la Escuela de Infantería que participó en estos hechos, junto a varios de civiles que fueron encausados también hace unos días por el juez Solís.Esta situación viene a reflejar una vez más, la imperiosa necesidad de limpiar y democratizar las Fuerzas Armadas chilenas de todos o una gran parte del escalafón de oficiales que se formaron bajo el alero de la dictadura y que están involucrados en los robos, la corrupción y las violaciones de los derechos humanos cometidas al amparo del régimen militar. Más aún, cuando los Altos Mandos neofascistas de las Instituciones militares, aún mantienen estrecho contacto con la UDI y RN, además de proporcionarle información de inteligencia, de primera mano. Lo que refleja por otro lado, que los altos mandos de las fuerzas armadas chilenas, siguen siendo los guardianes de los intereses económicos del 18% más rico del país.Podrán pasar los años, pero los muertos asesinados por la dictadura claman verdad y justicia. Verdad que termina imponiéndose siempre. Pero lo más lamentable de todo, es el cargo que tiene este asesino que ha sido amparado por el Ejército, lo que da cuenta que los discursos de "nunca más" son falsos, y solo buscan limpiar la imagen institucional, pero no limpiar sus filas de los oscuros personajes que sirvieron a la dictadura.Los chilenos se preguntan anonadados, como es posible que después de cuatro gobiernos de la Concertación todavía existan militares en servicio activo, con las manos manchadas de sangre por los crímenes cometidos. Quien controla, encubre y protege los antecedentes de esta tropa de criminales? ...es la pregunta que se hace la mayoría de los chilenos.
Eduardo Andrade Bone

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dimanche 20 janvier 2008

MR. BUNGLE- BOWL OF CHILEY



ahora,

http://sharebee.com/1f5946bd

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EDDIE VEDDER- INTO THE WILD


Acabo de ver el film,que dirige Sean Penn,

ahi tienen la banda sonora,




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vendredi 18 janvier 2008

UNDERGROUND- ORIGINAL SOUNDTRACK

http://sharebee.com/12fb4c43

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jeudi 17 janvier 2008

IMMORTAL TECHNIQUE- REVOLUTIONARY VOL.2


Before we go any further..
I would like to send a message to all the underground mc's out there, working hard
The time has come to realize you networked in a marketand stop being a fucking commodity
And if you didn't understand what I've just said then you already waiting to get fucked
For example; a lot of these promoters are doing showcases
throwing events, and not even paying the workhorses
They trying get us to rock for the love of hiphop or rock for the exposure
Now look man, I don't mind doing a guest spot for my peeps
Or, or, or doing a benefit show, but don't lie to me pussy
Coz I find out I'm paying your lightbill, I'm fucking you up nigga
Besides, you ain't doing this for the love, you ain't doing it for the exposure
you charging up to 10$ at the door, and you ain't tryin to give me shit???
So wait a minute... you want me to go shopping, cook the food, and put it in front of youbut you won't let me sit down and eat with you? The fuck is that?
Niggaz need to start playing their position, man. Just coz you throw a partya hosting event or an open mic or a showcase, or a battle
that don't make you important at all
Without me and everybody like me out thereyou ain't nutting but a good idea, motherfucker
So stay in your place...
Te dije que se acababa la mierda!!

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Tesis de filosofía de la historia. (1940) Walter Benjamin

Traducción de Jesús Aguirre. Taurus, Madrid 1973
1
Es notorio que ha existido, según se dice, un autómata construido de tal manera que resultaba capaz de replicar a cada jugada de un ajedrecista con otra jugada contraria que le aseguraba ganar la partida. Un muñeco trajeado a la turca, en la boca una pipa de narguile, se sentaba a tablero apoyado sobre una mesa espaciosa. Un sistema de espejos despertaba la ilusión de que esta mesa era transparente por todos sus lados. En realidad se sentaba dentro un enano jorobado que era un maestro en el juego del ajedrez y que guiaba mediante hilos la mano del muñeco. Podemos imaginarnos un equivalente de este aparato en la filosofía. Siempre tendrá que ganar el muñeco que llamamos «materialismo histórico». Podrá habérselas sin más ni más con cualquiera, si toma a su servicio a la teología que, como es sabido, es hoy pequeña y fea y no debe dejarse ver en modo alguno.
2
«Entre las peculiaridades más dignas de mención del temple humano», dice Lotz, «cuenta, a más de tanto egoísmo particular, la general falta de envidia del presente respecto a su futuro». Esta reflexión nos lleva a pensar que la imagen de felicidad que albergamos se halla enteramente teñida por el tiempo en el que de una vez por todas nos ha relegado el decurso de nuestra existencia. La felicidad que podría despertar nuestra envidia existe sólo en el aire que hemos respirado, entre los hombres con los que hubiésemos podido hablar, entre las mujeres que hubiesen podido entregársenos. Con otras palabras, en la representación de felicidad vibra inalienablemente la de redención. Y lo mismo ocurre con la representación de pasado, del cual hace la historia asunto suyo. El pasado lleva consigo un índice temporal mediante el cual queda remitido a la redención. Existe una cita secreta entre las generaciones que fueron y la nuestra. Y como a cada generación que vivió antes que nosotros, nos ha sido dada una flaca fuerza mesiánica sobre la que el pasado exige derechos. No se debe despachar esta exigencia a la ligera. Algo sabe de ello el materialismo histórico.
3
El cronista que narra los acontecimientos sin distinguir entre los grandes y los pequeños, da cuenta de una verdad: que nada de lo que una vez haya acontecido ha de darse por perdido para la historia. Por cierto, que sólo a la humanidad redimida le cabe por completo en suerte su pasado. Lo cual quiere decir: sólo para la humanidad redimida se ha hecho su pasado citable en cada uno de sus momentos. Cada uno de los instantes vividos se convierte en una citation à l’ordre du jour, pero precisamente del día final.
4
Buscad primero comida y vestimenta, que el reino de Dios se os dará luego por sí mismo.Hegel, 1807.
La lucha de clases, que no puede escapársele de vista a un historiador educado en Marx, es una lucha por las cosas ásperas y materiales sin las que no existen las finas y espirituales. A pesar de ello estas últimas están presentes en la lucha de clases de otra manera a como nos representaríamos un botín que le cabe en suerte al vencedor. Están vivas en ella como confianza, como coraje, como humor, como astucia, como denuedo, y actúan retroactivamente en la lejanía de los tiempos. Acaban por poner en cuestión toda nueva victoria que logren los que dominan. Igual que flores que toman al sol su corola, así se empeña lo que ha sido, por virtud de un secreto heliotropismo, en volverse hacia el sol que se levanta en el cielo de la historia. El materialista histórico tiene que entender de esta modificación, la más imperceptible de todas.
5
La verdadera imagen del pasado transcurre rápidamente. Al pasado sólo puede retenérsele en cuanto imagen que relampaguea, para nunca más ser vista, en el instante de su cognoscibilidad. «La verdad no se nos escapará»; esta frase, que procede de Gonfried KeIler, designa el lugar preciso en que el materialismo histórico atraviesa la imagen del pasado que amenaza desaparecer con cada presente que no se reconozca mentado en ella. (La buena nueva, que el historiador, anhelante, aporta al pasado viene de una boca que quizás en el mismo instante de abrirse hable al vacío.)
6
Articular históricamente lo pasado no significa conocerlo «tal y como verdaderamente ha sido». Significa adueñarse de un recuerdo tal y como relumbra en el instante de un peligro. Al materialismo histórico le incumbe fijar una imagen del pasado tal y como se le presenta de improviso al sujeto histórico en el instante del peligro. El peligro amenaza tanto al patrimonio de la tradición como a los que lo reciben. En ambos casos es uno y el mismo: prestarse a ser instrumento de la clase dominante. En toda época ha de intentarse arrancar la tradición al respectivo conformismo que está a punto de subyugarla. El Mesías no viene únicamente como redentor; viene como vencedor del Anticristo. El don de encender en lo pasado la chispa de la esperanza sólo es inherente al historiador que está penetrado de lo siguiente: tampoco los muertos estarán seguros ante el enemigo cuando éste venza. Y este enemigo no ha cesado de vencer.7
Pensad qué oscuro y qué helador es este valle que resuena a pena.Brecht: La ópera de cuatro cuartos.
Fustel de Coulanges recomienda al historiador, que quiera revivir una época, que se quite de la cabeza todo lo que sepa del decurso posterior de la historia. Mejor no puede calarse el procedimiento con el que ha roto el materialismo histórico. Es un procedimiento de empatía. Su origen está en la desidia del corazón, en la acedia que desespera de adueñarse de la auténtica imagen histórica que relumbra fugazmente. Entre los teólogos de la Edad Media pasaba por ser la razón fundamental de la tristeza. Flaubert, que hizo migas con ella, escribe: «Peu de gens devineront combien il a fallu étre triste pour ressusciter Carthage». La naturaleza de esa tristeza se hace patente al plantear la cuestión de con quién entra en empatía el historiador historicista. La respuesta es innegable que reza así: con el vencedor. Los respectivos dominadores son los herederos de todos los que han vencido una vez. La empatía con el vencedor resulta siempre ventajosa para los dominadores de cada momento. Con lo cual decimos lo suficiente al materialista histórico. Quien hasta el día actual se haya llevado la victoria, marcha en el cortejo triunfal en el que los dominadores de hoy pasan sobre los que también hoy yacen en tierra. Como suele ser costumbre, en el cortejo triunfal llevan consigo el botín. Se le designa como bienes de cultura. En el materialista histórico tienen que contar con un espectador distanciado. Ya que los bienes culturales que abarca con la mirada, tienen todos y cada uno un origen que no podrá considerar sin horror. Deben su existencia no sólo al esfuerzo de los grandes genios que los han creado, sino también a la servidumbre anónima de sus contemporáneos. Jamás se da un documento de cultura sin que lo sea a la vez de la barbarie. E igual que él mismo no está libre de barbarie, tampoco lo está el proceso de transmisión en el que pasa de uno a otro. Por eso el materialista histórico se distancia de él en la medida de lo posible. Considera cometido suyo pasarle a la historia el cepillo a contrapelo.
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La tradición de los oprimidos nos enseña que la regla es el «estado de excepción» en el que vivimos. Hemos de llegar a un concepto de la historia que le corresponda. Tendremos entonces en mientes como cometido nuestro provocar el verdadero estado de excepción; con lo cual mejorará nuestra posición en la lucha contra el fascismo. No en último término consiste la fortuna de éste en que. sus enemigos salen a su encuentro, en nombre del progreso, como al de una norma histórica. No es en absoluto filosófico el asombro acerca de que las cosas que estamos viviendo sean «todavía» posibles en el siglo veinte. No está al comienzo de ningún conocimiento, a no ser de éste: que la representación de historia de la que procede no se mantiene.9
Tengo las alas prontas para alzarme,Con gusto vuelvo atrás,Porque de seguir siendo tiempo vivo,Tendría poca suerte.Gerhard Scholem: Gruss vom Angelus.
Hay un cuadro de Klee que se llama Angelus Novus. En él se representa a un ángel que parece como si estuviese a punto de alejarse de algo que le tiene pasmado. Sus ojos están desmesuradamente abiertos, la boca abierta y extendidas las alas. Y este deberá ser el aspecto del ángel de la historia. Ha vuelto el rostro hacia el pasado. Donde a nosotros se nos manifiesta una cadena de datos, él ve una catástrofe única que amontona incansablemente ruina sobre ruina, arrojándolas a sus pies. Bien quisiera él detenerse, despertar a los muertos y recomponer lo despedazado. Pero desde el paraíso sopla un huracán que se ha enredado en sus alas y que es tan fuerte que el ángel ya no puede cerrarlas. Este huracán le empuja irreteniblemente hacia el futuro, al cual da la espalda, mientras que los montones de ruinas crecen ante él hasta el cielo. Ese huracán es lo que nosotros llamamos progreso.
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Los temas de meditación que la regla monástica señalaba a los hermanos tenían por objeto prevenirlos contra el mundo y contra sus pompas. La concatenación de ideas que ahora seguimos procede de una determinación parecida. En un momento en que los políticos, en los cuales los enemigos del fascismo habían puesto sus esperanzas, están por el suelo y corroboran su derrota traicionando su propia causa, dichas ideas pretenden liberar a la criatura política de las redes con que lo han embaucado. La reflexión parte de que la testaruda fe de estos políticos en el progreso, la confianza que tienen en su «base en las masas» y finalmente su servil inserción en un aparato incontrolable son tres lados de la misma cosa. Además procura darnos una idea de lo cara que le resultará a nuestro habitual pensamiento una representación de la historia que evite toda complicidad con aquella a la que los susodichos políticos siguen aferrándose.
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El conformismo, que desde el principio ha estado como en su casa en la socialdemocracia, no se apega sólo a su táctica política, sino además a sus concepciones económicas. El es una de las causas del derrumbamiento ulterior. Nada ha corrompido tanto a los obreros alemanes como la opinión de que están nadando con la corriente. El desarrollo técnico era para ellos la pendiente de la corriente a favor de la cual pensaron que nadaban. Punto éste desde el que no había más que un paso hasta la ilusión de que el trabajo en la fábrica, situado en el impulso del progreso técnico, representa una ejecutoria política. La antigua moral protestante del trabajo celebra su resurrección secularizada entre los obreros alemanes. Ya el «Programa de Gotha» lleva consigo huellas de este embrollo. Define el trabajo como «la fuente de toda riqueza y toda cultura». Barruntando algo malo, objetaba Marx que el hombre que no posee otra propiedad que su fuerza de trabajo «tiene que ser esclavo de otros hombres que se han convertido en propietarios». No obstante sigue extendiéndose la confusión y enseguida proclamará Josef Dietzgen: «El Salvador del tiempo nuevo se llama trabajo. En… la mejora del trabajo… consiste la riqueza, que podrá ahora consumar lo que hasta ahora ningún redentor ha llevado a cabo». Este concepto marxista vulgarizado de lo que es el trabajo no se pregunta con la calma necesaria por el efecto que su propio producto hace a los -trabajadores en tanto no puedan disponer de él. Reconoce únicamente los progresos del dominio de la naturaleza, pero no quiere reconocer los retrocesos de la sociedad. Ostenta ya los rasgos tecnocráticos que encontraremos más tarde en el fascismo. A éstos pertenece un concepto de la naturaleza que se distingue catastróficamente del de las utopías socialistas anteriores a 1848. El trabajo, tal y como ahora se le entiende, desemboca en la explotación de la naturaleza que, con satisfacción ingenua, se opone a la explotación del proletariado. Comparadas con esta concepción positivista demuestran un sentido sorprendentemente sano las fantasías que tanta materia han dado para ridiculizar a un Fourier. Según éste, un trabajo social bien dispuesto debiera tener como consecuencias que cuatro lunas iluminasen la noche de la tierra, que los hielos se retirasen de los polos, que el agua del mar ya no sepa a sal y que los animales feroces pasen al servicio de los hombres. Todo lo cual ilustra un trabajo que, lejos de explotar a la naturaleza, está en situación de hacer que alumbre las criaturas que como posibles dormitan en su seno. Del concepto corrompido de trabajo forma parte como su complemento la naturaleza que, según se expresa Dietzgen, «está ahí gratis».
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Necesitamos de la historia, pero la necesitamos de otra manera a como la necesita el holgazán mimado en los jardines del saber.Nietzsche: Sobre las ventajas e inconvenientes de la historia.
La clase que lucha, que está sometida, es el sujeto mismo del conocimiento histórico. En Marx aparece como la última que ha sido esclavizada, como la clase vengadora que lleva hasta el final la obra de liberación en nombre de generaciones vencidas. Esta consciencia, que por breve tiempo cobra otra vez vigencia en el espartaquismo, le ha resultado desde siempre chabacana a la socialdemocracia. En el curso de tres decenios ha conseguido apagar casi el nombre de un Blanqui cuyo timbre de bronce había conmovido al siglo precedente. Se ha complacido en cambio en asignar a la clase obrera el papel de redentora de generaciones futuras. Con ello ha cortado los nervios de su fuerza mejor. La clase desaprendió en esta escuela tanto el odio como la voluntad de sacrificio. Puesto que ambos se alimentan de la imagen de los antecesores esclavizados y no del ideal de los descendientes liberados.
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Nuestra causa se hace más clara cada día y cada día es el pueblo más sabio.Wilhelm Dietzgen: La religión de la socialdemocracia.
La teoría socialdemócrata, y todavía más su praxis, ha sido determinada por un concepto de progreso que no se atiene a la realidad, sino que tiene pretensiones dogmáticas. El progreso, tal y como se perfilaba en las cabezas de la socialdemocracia, fue un progreso en primer lugar de la humanidad misma (no sólo de sus destrezas y conocimientos). En segundo lugar era un progreso inconcluible (en correspondencia con la infinita perfectibilidad humana). Pasaba por ser, en tercer lugar, esencialmente incesante (recorriendo por su propia virtud una órbita recta o en forma espiral). Todos estos predicados son controvertibles y en cada uno de ellos podría iniciarse la critica. Pero si ésta quiere ser rigurosa, deberá buscar por detrás de todos esos predicados y dirigirse a algo que les es común. La representación de un progreso del género humano en la historia es inseparable de la representación de la prosecución de ésta a lo largo de un tiempo homogéneo y vacío. La crítica a la representación de dicha prosecución deberá constituir la base de la critica a tal representación del progreso.
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La meta es el origen.Karl Kraus: Palabras en verso.
La historia es objeto de una construcción cuyo lugar no está constituido por el tiempo homogéneo y vacío, sino por un tiempo pleno, «tiempo - ahora». Así la antigua Roma fue para Robespierre un pasado cargado de «tiempo - ahora» que él hacía saltar del continuum de la historia. La Revolución francesa se entendió a sí misma como una Roma que retorna. Citaba a la Roma antigua igual que la moda cita un ropaje del pasado. La moda husmea lo actual dondequiera que lo actual se mueva en la jungla de otrora. Es un salto de tigre al pasado. Sólo tiene lugar en una arena en la que manda la clase dominante. El mismo salto bajo el cielo despejado de la historia es el salto dialéctico, que así es como Marx entendió la revolución.
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La consciencia de estar haciendo saltar el continuum de la historia es peculiar de las clases revolucionarias en el momento de su acción. La gran Revolución introdujo un calendario nuevo. El día con el que comienza un calendario cumple oficio de acelerador histórico del tiempo. Y en el fondo es el mismo día que, en figura de días festivos, días conmemorativos, vuelve siempre. Los calendarios no cuentan, pues, el tiempo como los relojes. Son monumentos de una consciencia de la historia de la que no parece haber en Europa desde hace cien años la más leve huella. Todavía en la Revolución de julio se registró un incidente en el que dicha consciencia consiguió su derecho. Cuando llegó el anochecer del primer día de lucha, ocurrió que en varios sitios de París, independiente y simultáneamente, se disparó sobre los relojes de las torres. Un testigo ocular, que quizás deba su adivinación a la rima, escribió entonces:
«Qui le croirait! on dit, qu’irrités contre l’heureDe nouveaux Josués, au pied de chaque tour,Tiraient sur les cadrans pour arréter le jour.»
16
El materialista histórico no puede renunciar al concepto de un presente que no es transición, sino que ha llegado a detenerse en el tiempo. Puesto que dicho concepto define el presente en el que escribe historia por cuenta propia. El historicismo plantea la imagen «eterna» del pasado, el materialista histórico en cambio plantea una experiencia con él que es única. Deja a los demás malbaratarse cabe la prostituta «Erase una vez» en el burdel del historicismo. El sigue siendo dueño de sus fuerzas: es lo suficientemente hombre para hacer saltar el continuum de la historia.
17
El historicismo culmina con pleno derecho en la historia universal. Y quizás con más claridad que de ninguna otra se separa de ésta metódicamente la historiografía materialista. La primera no tiene ninguna armadura teórica. Su procedimiento es aditivo; proporciona una masa de hechos para llenar el tiempo homogéneo y vacío. En la base de la historiografía materialista hay por el contrario un principio constructivo. No sólo el movimiento de las ideas, sino que también su detención forma parte del pensamiento. Cuando éste se para de pronto en una constelación saturada de tensiones, le propina a ésta un golpe por el cual cristaliza en mónada. El materialista histórico se acerca a un asunto de historia únicamente, solamente cuando dicho asunto se le presenta como mónada. En esta estructura reconoce el signo de una detención mesiánica del acaecer, o dicho de otra manera: de una coyuntura revolucionaria en la lucha en favor del pasado oprimido. La percibe para hacer que una determinada época salte del curso homogéneo de la historia; y del mismo modo hace saltar a una determinada vida de una época y a una obra determinada de la obra de una vida. El alcance de su procedimiento consiste en que la obra de una vida está conservada y suspendida en la obra, en la obra de una vida la época y en la época el decurso completo de la historia. El fruto alimenticio de lo comprendido históricamente tiene en su interior al tiempo como la semilla más preciosa, aunque carente de gusto.18
«Los cinco raquíticos decenios del homo sapiens», dice un biólogo moderno, «representan con relación a la historia de la vida orgánica sobre la tierra algo así como dos segundos al final de un día de veinticuatro horas. Registrada según esta escala, la historia entera de la humanidad civilizada llenaría un quinto del último segundo de la última hora». El tiempo - ahora, que como modelo del mesiánico resume en una abreviatura enorme la historia de toda la humanidad, coincide capilarmente con la figura que dicha historia compone en el universo.
A
El historicismo se contenta con establecer un nexo causal de diversos momentos históricos. Pero ningún hecho es ya histórico por ser causa. Llegará a serlo póstumamente a través de datos que muy bien pueden estar separados de él por milenios. El historiador que parta de ello, dejará de desgranar la sucesión de datos como un rosario entre sus dedos. Captará la constelación en la que con otra anterior muy determinada ha entrado su propia época. Fundamenta así un concepto de presente como «tiempo - ahora» en el que se han metido esparciéndose astillas del mesiánico.
B
Seguro que los adivinos, que le preguntaban al tiempo lo que ocultaba en su regazo, no experimentaron que fuese homogéneo y vacío. Quien tenga esto presente, quizás llegue a comprender cómo se experimentaba el tiempo pasado en la conmemoración: a saber, conmemorándolo. Se sabe que a los judíos les estaba prohibido escrutar el futuro. En cambio la Torá y la plegaria les instruyen en la conmemoración. Esto desencantaba el futuro, al cual sucumben los que buscan información en los adivinos. Pero no por eso se convertía el futuro para los judíos en un tiempo homogéneo y vacío. Ya que cada segundo era en él la pequeña puerta por la que podía entrar el Mesías.

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«En un tiempo muy distinto del nuestro, y por hombres cuyo poder de acción sobre las cosas era insignificante comparado con el que nosotros poseemos, fueron instituidas nuestras Bellas Artes y fijados sus tipos y usos. Pero el acrecentamiento sorprendente de nuestros medios, la flexibilidad y la precisión que éstos alcanzan, las ideas y costumbres que introducen, nos aseguran respecto de cambios próximos y profundos en la antigua industria de lo Bello. En todas las artes hay una parte física que no puede ser tratada como antaño, que no puede sustraerse a la acometividad del conocimiento y la fuerza modernos. Ni la materia, ni el espacio, ni el tiempo son, desde hace veinte años, lo que han venido siendo desde siempre. Es preciso contar con que novedades tan grandes transformen toda la técnica de las artes y operen por tanto sobre la inventiva, llegando quizás hasta a modificar de una manera maravillosa la noción misma del arte.»
Paul Valéry, Pièces sur l’art («La conquéte de l’ubiquité»).

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mercredi 16 janvier 2008


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SOBRE LA HUELGA DEL ARTE

Bob Black

El arte abstrae la vida. Abstraer es eliminar. Cuando el primer artista pintó un uro sobre las paredes de su cueva, el primer crítico lo vio y dijo, “¡Eso es un uro!”. Pero no era un uro, era una pintura. Desde entonces la crítica de arte ha ido en decadencia. El arte, como la ciencia, es una iluminación mediante eliminación. Los artistas quitan para mejorar. En este sentido, el minimalismo no es sólo otra escuela de arte, sino su esencia evolutiva, y todo arte moderno puede verse como un proceso de autodestrucción progresiva. Los artistas se destruyen con frecuencia a sí mismos, ocasionalmente se destruyen unos a otros, pero correspondió a un artista alemán relativamente poco conocido, Gustav Metzger, dar a este impulso artístico su articulación más sucinta cuando en 1959 anunció su teoría del “arte autodestructivo”. No es sorprendente, por tanto, que Metzger anticipara la Huelga de Arte propuesta para los años 1990-93.En 1 de enero de 1990 -si cumplen con las directivas del grupo PRAXIS- todos los artistas abandonarán sus herramientas durante tres años. No habrá inauguraciones, ni exposiciones, ni lecturas. Los “trabajadores culturales”, a menos que sean esquiroles, lo harán también. Galerías, museos y espacios “alternativos” cerrarán o serán reconvertidos para propósitos más prácticos. Según los promotores de la Huelga de Arte, todo el mundo se beneficiará de ello. Los artistas, escapando de su responsabilidad de creatividad especializada, no sólo tendrán un descanso sino además una oportunidad de tener una vida. Y las masas populares, ya no intimidadas por “matones con talento”, tendrán la ocasión de asaltar el arte como aire fresco en los vanos.Aunque se muestra en principio como supresión del arte, la Huelga de Arte es su realización en esencia -la última obra de arte, la culminación de su telos. En la Huelga de Arte, la abnegación artística alcanza su expresión final: el arte, habiendo llegado a no ser nada, llega a serlo todo. Si el arte es lo que los artistas no hacen, ¿qué no es arte ahora? La Huelga de Arte se convierte así en un ejercicio dentro del imperialismo. Después de todo, todos los demás han estado siempre en Huelga de Arte. Con la Huelga de Arte, se ofrece a los líderes la ocasión de ponerse al mismo nivel que sus seguidores, que no eran previamente conscientes de que tenían líderes, y de que no los necesitan.La renuncia ostentosa es codicia en su forma más deformada e insidiosa. Mediante su ruidosa negación del arte, los huelguistas afirman la del arte y la suya propia, no distinta de los alcohólicos cuyos encuentros de Alcohólicos Anónimos sirven para testificar el poder de las drogas y su propio poder al renunciar colectivamente a ellas. Pero ahí termina la analogía. Los huelguistas comparan su huelga a la Huelga General de los sindicalistas y se apropian el encanto de esta táctica obsoleta. Pero una Huelga particular no es una Huelga General; y la Huelga de Arte, en la medida en que no incluye el rechazo del trabajo por los obreros asalariados (artistas que son generalmente empleados como freelancers o contratistas independientes), no es una huelga en absoluto.¿Qué siguen siendo los artistas que renuncian? Artistas, por supuesto. La Huelga de Arte magnifica la importancia del artista hasta cuando abandona sus herramientas. Liberado de la obligación de crear, el artista ya no debe intentar informar o agitar ni siquiera entretener. Toda pretensión de ser útil a la gente debe ser abandonada. Pero esto no quiere decir que los artistas vayan a desaparecer en la multitud -si lo hicieran, nadie sabría que estuvieron en huelga. No, en lugar de llevar a cabo una producción al margen de su negativa a producir, deben llamar la atención acerca de lo que ellos no hacen, aunque sus credenciales de inactividad sean precisamente su arte previo. Esto es lo que hace elitista al rechazo del arte. La Huelga de Arte es una noción vanguardista: sólo los artistas pueden negar el arte, y solo los artistas pueden congratularse de estar en el camino de una explosión de creatividad popular.Realmente, la razón de que la gente no cree arte no es que estén intimidados por “matones con talento”, sino que su poder creativo ha sido suprimido de tal forma -sobre todo por el trabajo- que dedican sus horas de ocio al consumo en vez de la creación. La escuela, el trabajo, la familia, la religión, el derechismo y el izquierdismo - frustran la creatividad. El tipo de “arte” creado por los promotores de la Huelga de Arte, sus diversas predicciones y pronunciamientos, es mucho más opaco para los proletarios que el arte representacional de los tiempos pre-modernos, y no menos que el arte moderno, que está demasiado lejos de la experiencia cotidiana de cualquiera para ser intimidados por él, a no ser por su reputación, que por supuesto crecerá durante los Años Sin Arte.Los teóricos de la Huelga de Arte son ambiguos respecto del alcance de la huelga. Si esto representa el rechazo de la “creatividad” por los especialistas, es sólo para los artistas. Pero si la Huelga de Arte pretende cerrar museos, librerías y galerías, debería incluir a los trabajadores para quienes sería entonces una huelga real, los empleados del aparato cultural incapaces de rechazar su creatividad en primer lugar porque nadie les ha llamado a ello. El conserje limpiará lo mismo el museo que una planta de energía nuclear, especialmente desde que los intelectuales activistas pretenden hacerle abandonar su puesto allí donde pueden. Tales trabajadores saben ya de primera mano que los artistas necesitan bufonadas estrafalarias para comprehender - trabajar para la industria cultural es todavía trabajar. Sólo para el artista la Huelga de Arte es una obra de arte. Los otros que se verían envueltos en ella no serían sino la pintura que los artistas en huelga aplican sobre sus lienzos, absorbidos por una obra de arte performática. La vida humana y el sustento como materia prima del arte… ¡Qué artista no ha sentido moverse algo en lo más profundo de sus tripas al escuchar el llanto de Nerón: que un artista muere en mí!Como los Años Sin Ingresos no contienen ninguna llamada al proletariado industrial del arte o sus burocracias, estos permanecerán en su trabajo. El impacto de la huelga será muy desigual. Los curators y libreros estarán contentos de librarse de la parte más dura de su tarea - guardar fondos de nuevas obras de arte y tratar de adivinar cuales pasarán la prueba del tiempo. El arte se ha estado acumulando desde antes de la Edad de Bronce; tres años no serán suficientes para revalorizar, reordenar y redistribuir el inventario existente. Por añadidura, las presiones presupuestarias pueden aliviarse. La música, basada toda ella ya en los “éxitos clásicos”, vivirá también del pasado. En lugar de música viva volvería el disco. La mayoría de la gente ve la televisión, no la hace. Ahora todo el mundo la hará. ¿Van a ir los artistas a la huelga para que les pidamos que vuelvan al cabo de tres años? Si ya poseían antes un lugar de privilegio, ¿hasta dónde se elevará su plaza en 1993? La inspiración real para la Huelga de Arte no es, como se pretende, la huelga general del proletariado, sino algo ya representado en una obra de arte - la huelga general de capitalistas en Atlas Shrugged de Ayn Rand..Pero los artistas no tendrán que esperar tres años para sacar provecho de la Huelga de Arte. Los beneficios serán inmediatos y se incrementarán como un interés complejo. La Huelga de Arte actúa ingeniosamente sobre la oferta, no sobre la demanda. El arte existente verá su valor apreciado puesto que nada nuevo llegará al mercado para competir con él. Por añadidura, estará la sobretasa conferida por la mística de la extinción; en consecuencia, el arte reciente elevará su precio al nivel del último en su especie. De hecho, no se presentará como el último sino como la culminación, ya que la ideología del progreso influye de tal forma en la mente occidental que regularmente confunde lo último con la forma final de un supuesto proceso evolutivo. Los últimos serán los primeros, o por lo menos serán valorados de esta forma. No es extraño que sean algunos de los artistas contemporáneos de menos éxito comercial lo que lideran la Huelga de Arte, ni que otros les sigan. Ellos no proponen destruir las obras exactamente (aunque si se hiciese esto selectivamente tendría aproximadamente el mismo efecto que una Huelga de Arte). Los Años Sin Arte no incluyen nada de esto, aunque todos se uniesen a la huelga. En lugar de ello, la Huelga de Arte creará un cartel - su inspiración no es el IWW o la CNT, sino la OPEC.
La Huelga de Arte no debe nada al movimiento obrero, a pesar de su pose proletaria, sino el hurto de lo que puede esperarse que los artistas roben: su imaginario. Esto incapacita a los artistas para investir de importancia su agotamiento. La negación del arte certifica sólo a los artistas como intérpretes expertos de lo que nadie más que ellos hace. El arte de la negación, por su parte, actúa contra lo que todo el mundo hace pero nadie ha creado, contra el trabajo y la sumisión al estado. El arte de la negación es el arte de vivir, que empieza con la huelga general que nunca termina.
Publicado en Artpaper, vol 9, # 4, diciembre 1989, Minneapolis, USA

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